Stéphane Daniel, auteur, compositeur,
interprète porte à
l’intérieur les déchirures de son
parcours. Dans
l’intimité d’un concert, il
dévoile ses invisibles cicatrices et sa
voix brûlée à la chaux nous caresse,
nous effleure, nous touche, nous
émeut, nous frappe, nous gifle, nous déchire,
nous torture, nous agace.
Il gueule et puis chuchote, murmure et se brise …
C’est un être profondément libre qui
assume ses goûts sans tenir
compte des dictats que lui imposent les pseudos intellos même
plus
gauchos. Un être riche en dedans, doté
d’une vie intérieure intense et
épuisante. Souvent mélancolique,
désabusé, fatigué…il chante
« sa
désespérance » de sa voix
cassée, torturée, voilée par
l’opaque fumée
de la jolie blonde qui meurt lentement dans le cendrier…
Et au détour d’un accord arraché de
force à certaines de ses nuits
ennemies, il façonne ces mélodies qui font
frissonner les mots et
souvent brûler nos yeux. Un être pressé,
en état d’urgence qui conjugue
vivre à l’impératif parce que mourir
est imminent.
Ce qu’on préfère chez lui ? «
L’Imperfection » qu’il revendique
en qualité « d’être
humain-et-rien-de-plus . Cette revendication qui
fait de lui un électron libre, sans concession, sans
compromission,
sans complaisance. Il séduit sans jamais tenter de
plaire…et ça nous va
!
Il aime ce qu’il fait avec passion, sans fausse modestie ni
fausse pudeur et il le fait bien. Il nous offre son ciel en noir et
gris sans rien promettre, si ce n’est, dans l’ombre
de son ombre, la
mélancolie, cette maîtresse fidèle que
jamais il ne trahit.
De couplets en refrains, il nous entraîne dans les entrailles
de
son univers, là où parfois, on peut se
reconnaître et « derrière les
portes » de ce paradis souvent infernal, on peut
même entendre « les
anges qui rient ».
Sur ses cordes vocales les mots souffrent, gémissent,
pleurent,
se répandent, et envahissent la salle avant de mourir
doucement dans
l’obscurité pour faire naître au plus
profond de nos âmes et au creux
de nos ventres…
L’ EMOTION. L’émotion si dense
qu’on pourrait la toucher, si aigüe
qu’on pourrait la pleurer, si lourde qu’elle
pourrait nous
écraser…C’est un peu plus que
chanter…C’est partager un moment
d’humanité.
J.G
Stéphane Daniel chante sa mélancolie
avec tendresse et sans fioritures...
Il qualifie son rock de "dépressif".Il est vrai
qu'à l'écoute de
certaines chansons de Stéphane Daniel,il n'y a pas de quoi
se tordre de
rire.
Qu'importe,ses textes,portés par des mélodies
soignées,font mouche.
Samedi soir,le jeune auteur-compositeur-interprète s'est
produit à L'Imprévu devant un
public conquis.Des fans qui l'ont déjà applaudi
avec ses dex autres
formations : Backstage et Sergent Pepper's,un duo acoustique.
Stéphane Daniel n'existe pas que dans le "cabaret des
artistes ratés" comme il le chante.
Il entraîne son public à Gadagne,les terres de son
enfance et
raconte l'amour avec sensibilité.Il l'emmène
aussi en voyage,sur les
textes de sa complice,Joelle.
L'album,en vente en ligne,est à découvrir
d'urgence! (www.stephanedaniel.com)
A.L (La Provence) 24 avril 2007